Les newsrooms publiques de Disney France et Macif peuvent être montrées. Aucun fichier interne, composant, ticket ou document de spécification n'a été emporté après mon départ. La comparaison avant / après décrit donc le fonctionnement réel sans reproduire d'informations confidentielles.
Le projet en 30 secondes
Chez Wiztrust, je travaillais à la fois sur le socle de conception interne et sur des newsrooms aujourd'hui en ligne, destinées aux équipes presse de grands comptes.
Mon constat principal concernait l'outil de travail : nos clients concevaient et commentaient déjà dans Figma alors que l'équipe Wiztrust travaillait encore dans Sketch. Ce décalage créait des frictions de partage, de revue et de coopération entre les équipes.
J'ai proposé la migration vers Figma et pris en charge une grande partie de sa mise en œuvre : organisation du nouvel environnement, système de variables, bibliothèque de blocs, variantes et structuration du design system. Ce travail a été réalisé avec l'accompagnement et la collaboration de l'UX/UI Designer de Wiztrust.
Newsrooms auxquelles j'ai directement contribué
- Disney France
- Macif
- AG2R
- Air Liquide
- ANA Aeroportos
- Bureau Veritas
- BforBank
- Dassault Systèmes
- Capgemini
- Generali
- ENGIE
- BPCE
- Groupe Beneteau
- Klépierre
- Kaufman & Broad
- TF1
- Schneider Electric
- TotalEnergies
Liste non exhaustive de newsrooms actuellement en ligne à la création desquelles j'ai participé pendant mon alternance. Disney France et Macif sont les deux exemples détaillés dans cette étude de cas.
Le problème : deux outils, une coopération fragmentée
La question n'était pas de préférer Figma à Sketch par goût personnel, mais de supprimer une rupture dans la chaîne de collaboration.
Les clients utilisaient Figma pour leurs propres équipes et leurs validations. Côté Wiztrust, les fichiers restaient dans Sketch. Chaque revue demandait donc davantage d'exports, de transmissions et de synchronisation, avec un risque de travailler sur des versions différentes.
Ce décalage limitait la coopération directe : les commentaires, les composants partagés et les ajustements n'étaient pas centralisés dans le même environnement. Il rendait également le handoff moins lisible pour les Product Managers et les développeurs.
- Davantage d'allers-retours pour partager et valider une proposition.
- Risque de divergence entre le fichier interne et la version vue par le client.
- Composants plus difficiles à documenter et à réutiliser collectivement.
- Collaboration client moins directe malgré des projets construits ensemble.
Fallait-il seulement améliorer les exports Sketch ?
- Décision
- Non : j'ai proposé d'aligner Wiztrust sur Figma, déjà utilisé par les équipes clientes.
- Pourquoi
- Un format d'export plus propre n'aurait pas résolu la version partagée, les commentaires ni la coopération dans le même fichier.
- Compromis
- La migration demandait un investissement initial et obligeait à revoir l'organisation des composants existants.
Avant / après : d'un template dupliqué à un système modulaire
La migration ne consistait pas à changer d'outil à l'identique. Elle devait réduire le travail recommencé au début de chaque projet client.
Avant la migration, chaque newsroom partait d'un template Sketch dupliqué. Les variables, blocs et composants devaient ensuite être adaptés manuellement, avec une réutilisation limitée et des vérifications répétées entre les écrans.
Après la migration, la base Figma réunissait variables, blocs réutilisables, variantes et organisation Atomic Design. Les newsrooms pouvaient être configurées plus rapidement sans reprendre chaque élément depuis zéro.
Avant · template Sketch dupliqué
- Variables recréées ou adaptées manuellement.
- Blocs repris pour chaque nouveau client.
- Composants ajustés projet par projet.
- Cohérence vérifiée manuellement entre les écrans.
Après · base Figma modulaire
- Système de variables partagé.
- Bibliothèque de blocs réutilisables.
- Variantes pour chaque type de bloc.
- Base adaptable aux identités et besoins clients.
Les variantes permettaient de préparer plusieurs configurations de newsroom tout en conservant un socle commun.
Ma contribution personnelle
- Proposer la migration de Sketch vers Figma.
- Définir la nouvelle organisation Figma et le système de variables.
- Concevoir une grande partie de la bibliothèque de blocs et de leurs variantes.
- Structurer le design system et adapter cette base aux projets clients.
- Collaborer avec l'UX/UI Designer de Wiztrust, sans présenter ce travail comme une réalisation individuelle.
Copier les fichiers ou profiter de la migration pour les restructurer ?
- Décision
- Restructurer pendant le transfert et organiser les composants selon une logique Atomic Design.
- Pourquoi
- Une copie à l'identique aurait déplacé les incohérences de Sketch dans Figma sans améliorer la maintenabilité.
- Compromis
- La migration prenait plus de temps au départ, mais produisait un référentiel plus clair.
Atomic Design sans exposer les fichiers internes
Le design system a été organisé du plus élémentaire au plus contextuel : variables, composants simples, blocs récurrents, variantes, puis structures de pages adaptées aux newsrooms. Cette hiérarchie rendait explicite ce qui devait rester commun et ce qui pouvait varier selon le client.
Je ne possède plus les fichiers produits pendant cette alternance, ce qui est normal pour des données internes d'entreprise. Le portfolio décrit donc la méthode, les responsabilités et les résultats disponibles, sans fabriquer une fausse bibliothèque de composants.
Pourquoi Atomic Design dans un contexte multi-clients ?
- Décision
- Séparer les briques stables des assemblages et des gabarits propres à chaque newsroom.
- Pourquoi
- Cette lecture aide à réutiliser les comportements communs tout en préservant les identités et besoins éditoriaux des clients.
- Compromis
- La classification ne doit pas devenir une fin en soi ; elle reste utile uniquement si elle accélère la conception et le handoff.
Deux exemples détaillés : Disney France et Macif
Parmi les newsrooms auxquelles j'ai contribué, Disney France et Macif permettent d'illustrer deux expressions de marque très différentes sur un même socle produit.
Le socle fonctionnel reste comparable : actualités, communiqués, recherche, thématiques, médiathèque et contacts presse. En revanche, la hiérarchie visuelle, les couleurs, les typographies, la densité éditoriale et les composants de mise en avant doivent s'adapter à chaque marque.
Disney France privilégie une mise en scène très visuelle des contenus et de ses univers. Macif adopte une lecture plus institutionnelle, structurée autour des communiqués, des experts, des engagements et de la médiathèque.

Uniformiser toutes les newsrooms ou laisser chaque client tout redéfinir ?
- Décision
- Conserver des comportements et gabarits robustes, puis adapter l'expression visuelle et la hiérarchie éditoriale.
- Pourquoi
- Les journalistes retrouvent des repères cohérents tandis que chaque client conserve sa marque et ses priorités de communication.
- Compromis
- Le système doit accepter suffisamment de variations sans devenir une collection de cas particuliers.
Faire cohabiter socle produit et identités clientes
Le travail ne consistait pas à appliquer une couleur différente sur un même écran. Chaque marque avait ses priorités éditoriales, ses volumes de contenu et sa manière de mettre en avant les actualités. Le design system devait donc cadrer les invariants sans bloquer les adaptations nécessaires.
Cette approche rejoint le rôle d'un système multi-marque : navigation, états, accessibilité, responsive et composants de contenu restent fiables ; la composition, les tokens visuels et certains modules répondent au contexte client.
- Socle commun pour les actualités, les médias, les tags et les contacts.
- Variantes de composants plutôt que duplications non reliées.
- Documentation suffisante pour comprendre les règles d'adaptation.
- QA sur la cohérence entre maquette, implémentation et identité client.
Collaboration, handoff et QA
La valeur de Figma apparaissait surtout dans le travail collectif : les Product Managers, développeurs et clients pouvaient partager plus facilement le même contexte. Mes livrables étaient reliés aux tickets Jira, accompagnés de spécifications puis vérifiés pendant la QA.
La migration améliorait ainsi deux relations à la fois : la coopération avec le client et la continuité interne entre conception et développement.
- Cadrage et priorisation avec les Product Managers.
- Maquettes et variantes dans un référentiel partagé.
- Spécifications et tickets Jira pour le développement.
- Handoff, échanges d'implémentation et contrôle QA.
Concevoir de bout en bout un support corporate
J'ai assuré l'ensemble de la conception visuelle et de la production du support « Les 5 piliers pour une stratégie de communication corporate performante en 2024 », à l'exception de la rédaction.
Le document s'adressait aux directions de la communication confrontées à la multiplication des canaux, aux risques réputationnels et aux enjeux de sécurisation de l'information. La mise en page devait rendre un sujet dense plus structuré et immédiatement exploitable.
À partir des textes fournis, j'ai construit l'identité graphique du document, sa couverture, la hiérarchie de l'information, les compositions de pages et l'intégration des visuels. Les extraits ci-dessous montrent la couverture et une page d'introduction.


Mon périmètre
- Direction visuelle et système graphique du support.
- Conception de la couverture et des pages intérieures.
- Hiérarchie de l'information, mise en page et intégration des visuels.
- Préparation du livrable final ; rédaction fournie par l'équipe.
Résultats, limites et enseignements
Le résultat ne se résume pas au changement d'outil : il tient à la réduction des écarts entre équipes, fichiers et livrables.
Le gain de productivité de 20 % est une estimation fondée sur deux repères observés avant et après la migration : le temps nécessaire à la préparation des projets et le nombre de clients pouvant être onboardés sur une période comparable. Il ne s'agissait ni d'un KPI officiellement suivi par Wiztrust ni d'une étude chronométrée précise.
Cette estimation décrit donc une évolution du fonctionnement de l'équipe, pas une mesure instrumentée. Les newsrooms publiques de Disney France et Macif montrent le type de surfaces multi-marques sur lesquelles j'intervenais.
D'autres contributions, comme un livre blanc associé à plus de 300 leads et le support corporate dont j'ai assuré toute la conception visuelle et la production hors rédaction, complètent cette étude sans attribuer à mon seul travail un résultat commercial collectif.
- Un outil partagé peut être une décision produit lorsqu'il supprime une friction de coopération.
- Une migration utile remet en question la structure existante au lieu de la copier.
- Un design system multi-marque doit protéger les invariants tout en autorisant de vraies identités.
- L'absence d'archives internes est une limite normale et préférable à la conservation de données d'entreprise.
